Le maréchal Ney, le Roland de la Grande Armée …

Il est devenu habituel de charger Ney de tous les maux et tous les défauts … Piètre tacticien, médiocre stratège mais d’un courage hors-pair, voila en substance ce que l’on lit généralement sur Michel Ney … Victorieux à Elchingen sa victoire permet d’encercler l’armée de Mack à Ulm. A Eylau, son arrivée sur le champs de bataille permet de retourner une situation compromise. A Friedland, il perce les lignes russes et prend les ponts qui leur coupe la retraite, pendant la retraite de Russie, il réussit à échapper aux forces russes qui l’encerclaient à force de ruses et de persévérance. Enfin, pendant la campagne de France, son action sera décisive à Montmirail … L’Empereur aurait-il confié de si larges commandement à un incapable ? On peut en douter … Alors que reproche-t-on à Ney ? Ses défaites pendant la campagne d’Allemagne en 1813, notamment à Dennewitz, mais il ne faut pas oublier la piètre qualité des troupes qui lui étaient confiées. Surtout, ce sont ses charges désespérées à Waterloo que l’histoire retiendra … Sur cette question, le sujet mérite d’etre approfondi au delà de quelques lignes et le livre récent « les mensonges de Waterloo » donnent des pistes réellement intéressantes. Les soldats avaient confiance dans le maréchal Ney, qu’ils avaient surnommé le « Brave des Braves » ou encore le « Lion Rouge », une chose est sure, il reste un modèle d’entraineur d’hommes et de courage.

Michel Ney

Le Brave des braves

Publicités

4 réponses à “Le maréchal Ney, le Roland de la Grande Armée …

  1. très beau coup de pinceau!! Y-a-t-il moyen de redresser le sabre de Ney?
    [c’est du métal? quel est le fabricant?]

  2. Belles figurines, mais je me permets de dire un mot sur ton commentaire sur Ney.
    oui, c’est un entraîneur d’hommes comme il y en a peu, on le sait. Mais quand il n’est pas commandé et qu’il est livré à lui-même… Désolé mais tu oublies ses désobéissances au Portugal, Bautzen où il permet aux alliés de sauver leur armée (rien de moins), les Quatre-Bras ou il empêche D’Erlon d’intervenir d’un côté comme d’un autre.
    Pour 1812, il s’est couvert de gloire pendant la retraite mais avant de sauver sa peau, il est en grande partie responsable de la destruction de son arrière-garde à Krasnoïe car il a ignoré les conseils de Davout et prend 24h00 de retard alors que les Russes sont prêts à les encercler. En plus, il fout tout sur le dos de Davout et accélère sa disgrâce. Résultat en 1813-14, Le meilleur général français est enfermé dans Hambourg ! Je ne sais pas ce que tu en penses mais pour moi, il n’y a pas photo sur ce que Davout aurait pu faire, comparé aux performances minables de Ney, Oudinot et Macdonald.
    Pour Dennewitz, ce qui est de piètre qualité, c’est surtout la vitesse d’action et les manœuvres de Ney qui, en plus, passe la journée à commander l’avant-garde de son armée plutôt que superviser la bataille ! Les troupes « françaises » sont très motivées dans la plupart des cas et auraient dû être supérieures en nombre si l’armée avait été conduite correctement. Et je te rappelle qu’elles combattent contre des Prussiens, dont beaucoup de Landwehr, qui sont certes très motivés mais sans expérience. Tu trouves pas que ça fait beaucoup 🙂

    Je crois que c’est un bon combattant mais il ne sait pas commander en chef.

    • Non non je ne les oublies pas j’essaye juste de modérer le jugement communément admis sur le Maréchal Ney … Et si je suis d’accord avec toi pour partie, je serais plus modéré en ce qui concerne Bautzen où la lenteur de son attaque à 2 explications, la première est qu’il juge ne pas avoir assez d’hommes sous la main au départ de l’action, la seconde est qu’il craint un possible encerclement, il attend donc trop, mais on juge après les faits et sa décision n’était pas infondée. Ensuite pour l’affaire du 1er corps de Drouet d’Erlon à Quatre Bras, Soult et l’Empereur s’adressent directement à d’Erlon sans prévenir Ney, ils commettent donc eux aussi une dramatique erreur en ne respectant pas la chaine de commandement … ils auraient modifié les ordres donnés à Ney, lui aurait indiqué que son objectif était de fixer les troupes ennemies à minima et qu’ils donnaient un ordre au 1er Corps de se rabattre sur les arrière prussiens, alors Ney n’aurait pas rappelé le 1er Corps …les fautes sont largement partagées à mon sens. Enfin pour les charges folles du 18 juin, l’Empereur délègue la gestion de la bataille, il ne peut pas après se plaindre des erreurs de ses subordonnés … mais il les charge à postériori pour justifier son echec … Amitiés

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s